Qu’on soit jeune diplômé ou expérimenté,  nombreux sont ceux qui un jour ou l’autre se sont posé la question de travailler dans le conseil. Le conseil bénéficie en effet d’une certaine aura et il est notamment considéré comme un tremplin pour des entrants sur le marché de travail – en ce sens, appuyé par la politique Ressources Humaines des sociétés de conseil anciennement dénommées « big five ».

Or, le conseil recouvre des réalités très différentes en fonction du secteur d’activité mais également du positionnement propre de l’entreprise. Il est donc intéressant de brosser un tableau du paysage du conseil non pas avec la vision classique prenant en compte la taille de l’entreprise ou son renom médiatique mais avec une vision davantage orientée sur l’activité du consultant dans le cadre de ses interventions et la manière d’appréhender les missions.

Consultant : un job polymorphe

Le métier de conseil n’est pas une profession réglementée et il n’existe également pas de formation initiale pour devenir consultant. Soulignons toutefois que quelques rares écoles telles que l’IDCE en France dispensent un enseignement permettant à des professionnels expérimentés de se tourner vers le conseil.

Le conseil peut donc être pratiqué par quiconque et in fine s’apparenter au meilleur ou au pire. Nous connaissons tous des consultants qui mènent des missions de conseil à prix cassé à côté d’une activité plus officielle ou des structures de conseil qui ne sont en fait que des entreprises de portage. Il est clair que ces dissonances du conseil participent à opacifier le secteur et à le rendre moins lisible tant pour le client que pour le consultant en devenir.

Même s’il est donc difficile dans un environnement ouvert de définir précisément ce qu’est un consultant, on peut toutefois identifier quelques grandes catégories d’interventions génériques :

  • Sous le terme de « conseil » (dans le domaine des nouvelles technologies en particulier) on trouve ce qui s’apparente en réalité, surtout pour les ingénieurs et scientifiques, à de la prestation technique, voire à de l’intérim longue durée.

En pratique le consultant travaille chez son client (en général unique) et de manière complètement intégrée à l’organisation de celui-ci (en équipe projet le plus souvent), sachant en règle générale que des salariés de l’entreprise cliente occupent des fonctions similaires à celles des consultants détachés.

Cela peut être pour le client soit une façon de ne pas augmenter la masse salariale « visible », soit une « flex-sécurité » qui lui permet de faire face à un besoin d’effectifs complémentaires sans pénaliser le plus long terme en cas d’aléas.

  • Toujours dans le secteur dit « technologique », certaines entreprises, en plus des prestations de régie ci-dessus, s’emploient à proposer des prestations à valeur ajoutée, en développant des compétences techniques internes (« directeur technique » en support par exemple) et en proposant des prestations « complètes » (mise à disposition d’une équipe autonome, voire réalisation sur site externe).

Les métiers de l’informatique (notamment au niveau des progiciels ou des développements spécifiques type système d’information bancaire) proposent également beaucoup de postes de consultants au sein d’un projet : ce sont eux qui sont plus particulièrement en charge de la relation « technique » avec le client (définition des spécifications, etc…).

Une autre catégorie est celle du conseil de type « spécialiste » : c’est une ressource dont l’entreprise a besoin ponctuellement, par exemple pour un audit ciblé, pour une mission d’expertise, ou pour une opération « pompier », et ce dans tous les domaines (technique, IT, production, logistique, finances, gestion, RH, …). En fait également partie ce qu’on nomme le management de transition et qui concerne des fonctions de direction.

On y ajoutera le dernier né : le coaching – du conseil personnalisé à la psycho. Bien que ciblant en apparence davantage l’individu que l’entreprise, l’objectif final visé par le coaching n’est autre que celui de l’augmentation globale de la performance individuelle avec un impact sur le pilotage de l’entreprise.

  • Et enfin, dernière catégorie, ce qu’on appelle le conseil en stratégie et management, qui regroupe des approches très différentes : de la « boîte à outils » typique des gros groupes de conseil, un peu genre « rouleau compresseur », à des approches beaucoup plus personnalisées que l’on retrouve généralement dans des structures à taille plus « humaine ».

Les premiers ont développé des méthodologies très structurantes qu’ils déroulent de manière implacable. Ce balisage leur permet de recruter des débutants en général issus des grandes écoles qui vont appliquer les prescriptions en matière de collecte d’informations et ainsi générer du « matériau » qui sera passé ensuite à la moulinette, puis interprété par la « pyramide hiérarchique ». Très souvent, les démarches méthodologiques conditionnent le résultat et on peut même dire que très souvent le résultat est « programmé » avant l’exécution de la mission.

Pour ce qui est des seconds qui privilégient des approches plus personnalisées, on mise sur l’expérience « terrain » des consultants qui sont des professionnels ayant déjà fait leurs preuves en entreprise ; associée bien sûr à une démarche méthodologique propre à l’entreprise de conseil.

Consultant chez Tyleos

Tyleos se situe clairement dans la deuxième optique. Chaque intervenant sur une mission doit être un véritable interlocuteur direct pour le client. Et là, il n’y a pas de miracle : seule, l’expérience acquise sur le terrain permet de crédibiliser un propos, une analyse ou une argumentation.

En conséquence, pas de juniors mais uniquement des professionnels avec au moins 8 ans d’expérience dans l’industrie dans des positions leur ayant permis de piloter des opérations à forte valeur ajoutée, d’avoir une vision large et de prendre du recul.

Pas de sectarisme non plus ! Le consultant n’est pas cantonné à « son » secteur d’activité. Notre expérience nous a montré que l’élargissement des savoir-faire et des visions au travers d’un véritable travail en équipe est un facteur d’enrichissement au profit du client. Elargir l’horizon du consultant – tant du point de vue thématique que sectoriel – fait également partie de la politique de ressources humaines poursuivie.

Le travail en équipe de type collaboratif constitue donc un axe essentiel des interventions. Chaque consultant intervenant sur une mission s’imprègne donc de toutes les composantes de la mission, ce qui garantit une compréhension du système global, évite la juxtaposition de visions / solutions parcellaires et parfois incohérentes, et permet de renforcer l’efficience et l’efficacité de l’intervention. Cette démarche s’inscrit dans l’approche systémique privilégiée par Tyleos.

Les domaines d’intervention de Tyleos vont de l’organisation (sous-tendant les systèmes d’information) à l’accompagnement de l’innovation, avec une approche qui considère comme indissociables le couple ‘stratégie / opérations’ et le triplet ‘produit / process / assurance qualité’. Autrement dit, on ne peut pas faire de stratégie sans prendre en compte les opérations, ni de mission « coup de poing » sur le terrain sans s’inscrire dans la stratégie. Tout comme on ne peut dissocier dans le cadre d’une réflexion concernant l’un ou l’autre le produit du process ainsi que de l’assurance qualité et inversement, ceux-ci étant étroitement liés à court, moyen et long termes.

Quelques anecdotes

Ci-après une illustration pour étayer les propos ci-dessus.

Un consultant expérimenté dans le secteur automobile intervient dans le secteur horloger. A première vue, rien de commun et un petit choc culturel. Les pièces d’horlogerie sont minuscules, les machines peuvent tenir sur une table, et les composants dans des tiroirs.

A deuxième vue on retrouve en fait des problématiques similaires, tout en ayant des contraintes différentes. Le stock est probant en la matière : les composants d’une semaine tiennent dans un bac qui ne représente pas plus d’1h d’en-cours chez la plupart des sous-traitants automobile ! Forcément la vision de gestion du stock est différente et loin des théories traditionnelles d’optimisation…

Mais le contraste flagrant entre deux secteurs aussi éloignés a ceci d’intéressant qu’il facilite la prise de conscience entre ce qui relève de la « démarche » (qui est « large » et générale) et ce qui relève de la « procédure » (qui est spécifique à un type de produit, voire à une entreprise). Cela permet donc en fait de capitaliser (en modélisant) ce qu’on a appris et acquis par expérience, sans en faire un « dogme ».

Au fil des missions, on se rend compte que celles-ci se « nourrissent » mutuellement constituant un creuset propice à l’innovation et à l’émergence de pistes et solutions inédites pour le client. Passer d’un domaine technique à un autre, d’une petite entreprise à une grosse permet de prendre du recul, d’avoir un véritable apport de valeur ajoutée et aussi de s’enrichir au plan personnel. Les échanges au sein des équipes et avec les « vieux de la vieille » corroborent la créativité ainsi que la pertinence des solutions proposées, et participent de la fertilisation croisée et de la capitalisation du savoir-faire au sein de l’entreprise.

Epilogue

Comme on le voit, le domaine du conseil est très diversifié et chacun peut y trouver ce qu’il cherche à un moment ou un autre de sa vie professionnelle. A condition toutefois d’être au clair, d’une part, sur ses propres aspirations ou attentes et, d’autre part, sur la « philosophie » propre à l’entreprise de conseil.

Chez Tyleos, notre vision du conseil est ambitieuse et ne s’inscrit pas dans la facilité ou l’air du temps. Nous considérons que le métier de conseil va au-delà de la fourniture d’une prestation car toute intervention de conseil impacte durablement à court, moyen et plus long termes le devenir d’une entreprise et exige donc un comportement éminemment responsable. Le client comme le consultant doivent en être toujours pleinement conscients.

Tyleos Consultants, Juillet 2014